7 janvier 2021

Faut-il placer de l'argent sur les marchés financiers en 2021 ?


Durant la dernière décennie, nous avons dû faire face à des événements tout à fait exceptionnels. La disparition de l’une des plus grandes banques au monde, la faillite de la Grèce, l’intervention massive et durable des banques centrales, des taux d’intérêts négatifs et les tweets incessants de Donald Trump.

Les marchés financiers qui ont été bien chahutés durant cette période espéraient peut-être avoir l’occasion de « reprendre leur souffle ».

C’était sans compter sur 2020 qui n’a rien à envier à 2000 ou 2008. En effet, le monde a été touché par une pandémie d’une ampleur exceptionnelle qui a eu de fortes repercussions sur les marchés financiers. Malgré tout, les épargnants se sont massivement porté acheteurs de titres boursiers après le krach du mois de mars que ce soit aux Etats Unis, et même en Europe. La valorisation actuelle des marchés semble leur donner raison. Ne dit-on pas qu’il faut-il acheter au son du canon et vendre au son du violon ?

Un effondrement spectaculaire

En effet, l’effondrement a été tout à fait spectaculaire en mars mais l’intervention des banques centrales notamment aux Etats Unis et en Europe a provoqué un rebond aussi extraordinaire que la chute. Comme si la situation manquait de piment, nous apprenions quelques mois plus tard que le laboratoire Pfizer et la société de biotechnologie BioNTech, avaient mis au point un vaccin affichant un taux d’efficacité de 95 %. S’en est suivi une nouvelle flambée des marchés avec une hausse de presque 8 % sur la seule journée du 9 novembre pour notre CAC.

Il est à noter par ailleurs, que même si les Etats ont globalement mal évalué la crise sanitaire, ils ont plutôt bien géré les conséquences de la récession jusqu’à présent en soutenant leur économie respective.

Des doutes mais aussi des certitudes

Les marchés ont déjà pris en compte l’impact potentiel des vaccins, en témoigne les niveaux de valorisation actuelle. De plus, si l’on se réfère aux différents indicateurs disponibles, il ne faut pas espérer un « retour à la vie normale » avant le deuxième semestre de cette année. Aussi, les efforts fournis par les banques centrales et les Etats ne devraient pas porter leurs fruits immédiatement compte tenu des incertitudes qui demeurent toujours. (Respect des plannings de vaccination, chaînes d’approvisionnement efficaces, effets indésirables potentiels ?)

Pour autant, nous avons la certitude que les banques centrales et les Etats vont continuer de soutenir l’économie d’autant que l’inflation est quasi-absente. Il est possible, qu’une fois la pandémie vaincue, nous assistions à un rebond fort de l’économie dont l’impact pourrait littéralement nous surprendre. Cette vigueur de la reprise serait alimentée par l’abondance de liquidités, une consommation en hausse du fait de l’utilisation de l’épargne accumulée et une reprise du secteur tertiaire notamment.

Il est évident, dans un contexte de globalisation de l’économie, que la politique menée par le nouveau gouvernement américain aura des répercussions sur l’économie entière. Il lui faudra déjà réussir le pari de réunir un pays divisé, ce qui n’est pas gagné d’autant qu’il faut toujours plus de temps pour faire que pour défaire…Joe Biden pourra toutefois compter sur une majorité a la fois au sénat et à la chambre des représentants ce qui lui permettra d’asseoir sa politique.

Pour finir, il serait logique de s’interroger également quant au devenir des dettes et déficits générés par les Etats durant cette pandémie.

Que faire en 2021 ?

En conclusion, l’économie devrait rebondir fortement une fois la pandémie vaincue. Ce rebond ne sera vraisemblablement pas visible avant le deuxième semestre 2021 voire début 2022. Étant donné le contexte actuel, je pense qu’il est préférable d’être positionné sur des secteurs en croissance structurelle (digital, écologie ou santé par exemple). Par ailleurs les fonds labellisés ISR (investissements socialement responsables) représentent également une vraie solution dans cette optique. La prudence est de mise concernant les secteurs fortement impactés par la COVID même si les valorisations peuvent sembler assez basses. Enfin, pour les profils plutôt sécuritaires, les fonds à formules avec garantie partielle de capital auraient le mérite de réduire quelque peu la volatilité d’un portefeuille. (Cf. mon article sur les alternatives existantes au sein de l’assurance-vie pour les profils sécuritaires : ICI)

En 2021, restez exposés pour profiter du rebond économique qui se profile tout en respectant votre niveau de connaissance des marchés et le niveau de risque maximum que vous êtes prêt à supporter.

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